mercredi 27 février 2013

Etat des lieux du burlesque français

Hier sur facebook j'ai écrit un texte sur la scène burlesque Française qui a provoqué beaucoup de réaction. Je le republie ce dessous mais je vais tout de suite apporter quelques précisions issues de mes discussions sur le réseau social.

Tout d'abord je n'arrête pas Burlesque Corner, le fait est que je manque un peu de temps pour l'entretenir  et je cherche un moyen de le faire vivre sans trop empiéter ni sur mes temps de repos ( sans faire pleurer dans les chaumières, j'ai un problème cardiaque depuis l'enfance qui dégénère un peu plus avec l'âge, et l'été dernier je me suis carrément fait peur)  ni sur mes temps de travail parce qu'il faut bien que je mange.

En suite je suis toujours une grande fan de Burlesque et je continuerai de le défendre. Pour moi il ne s'agit pas d'une question de mode, ça correspond à ma culture personnelle au même titre que la musique  ou le tatouage. Sauf que sur ces deux derniers thèmes beaucoup de choses ont déjà été écrites et dites. Pas sur le Burlesque et je me rends compte qu'en fait il y a même un manque de ce côté là.

Les interviews, les portraits c'est bien mais je crois que ça ne répond pas à toutes les questions d'une part et de l'autre ça reste trop politiquement correct. Pour que quelque chose évolue il faut parfois oublier d'être juste gentille et polie, je vais même plus loin je crois qu'ouvrir le débat ne peut être que salutaire à la fois pour les personnes qui pratiquent mais aussi pour le publique qui gobe ce qu'on lui donne. La remise en question est le meilleur moyen d'évoluer dans le bon sens, ou au moins d'essayer de la faire.

Avant de vous donner à lire l'intégralité de mon texte, je veux juste ajouter que dans mes prochaines notes je vais approfondir les problématiques que j'esquisse ici. Prenez donc ce texte comme une sorte d'introduction à un questionnement plus poussé et mieux charpenté.
Ensuite si de temps en temps je continuerai à publier des interviews " classiques " j'ai aussi envie de passer dans un mode plus critique sur ce que je vois. Je ne veux pas devenir une sorciére attention, mais juste donner un avis honnête, certes subjectif puisque c'est le mien, sur burlesque. Faire part de mon ressenti.

Je vous laisse maintenant lire le texte qui à déclenché pas mal de réactions :


J'avais prédit en ouvrant burlesque corner qui 'il faudrait deux, trois ans  pour voir ce qu'il adviendrait du burlesque en France et on y est.
Le bilan est pour ma part très mitigé, voir mauvais. Le fait est qu'ici, chez nous nous avons peu de réelle effeuilleuses burlesques ou new burlesque de qualité. 

Autant voir du pole dance. 

Pour dire vrai je n'en peux plus de ses troupes qui se montent et qui donnent des spectacles souvent très ratés, je ne peux plus voir ces costumes mal pensés, ces gestes approximatifs à la sensualité de poubelle, ces effeuillages qui ne sont que des strip tease de gogo danseuses de boite de nuit. 
Sans oublier ce courant qui me hérisse le poil qui consiste à se désaper à la vitesse de la lumière. Si on compare les performances on constate que là ou certaines sont déjà à poil d'autres ont a peine enlevé une cape ou un gant. 
Faut dire qu'avec les costumes qui vont avec ce speed burlesque, ça va vite. La plupart de ces filles arrivent déjà presque déshabillées sur scène là ou les vraies ont vraiment bossé leur costume de la tête au pied, ou chaque élément est pensé POUR teaser. Prenons les exemples à Lada Redstar, Lily Deslys ou Miss Anne Thropy. Il faut les voir sur scène, et là tu comprends ce qu'est le vrai burlesque. 

 Un show burlesque et peut être encore plus New burlesque c'est avant tout raconter une histoire. Ce n'est pas seulement enlever des fringues vaguement customisées en faisant des grimaces comme si tu faisais une gastro devant un public, c'est plutôt de le happer, de le titiller, parfois de le faire rire et sourire. Si ce n'est pas le cas, soyons clairs, autant aller dans un club de strip où au moins les filles font  des trucs de fou en pole dance, au moins c'est un show. 

Les cours ou la multiplication des petits pains

Soyons clairs plusieurs facteurs entrent en jeu pour faire de la scène burlesque française une scène médiocre. D'abord le nombre incroyable de cours de burlesque qu'il y a en France. Chaque ville a ses cours de burlesque c'est fascinant. 
Ok, je comprends fort bien que donner des cours ça rapporte. Je conçois très bien que pour arrondir ses fins de mois c'est bien pratique de passer quelques heures à prodiguer des conseils. Ceci dit il y a le revers de la médaille.
D'une part on forme des filles qui monteront pour certaines sur scène. Soit, mais le problème c'est que le plupart d'entre elles n'auront jamais rien à y faire à par se griser vaguement du fait d'être là devant un public. Elles oublient que prendre trois cours ne te donne pas le sésame pour être l'effeuilleuse du siècle et que le burlesque, comme tout, ça se bosse, ça se construit sur des bases solides en danse, parfois en chant, voir en théâtre. Une effeuilleuse que j'aime beaucoup, avec une solide formation en danse était dégoutée de voir à quel point ont faisait monter sur scène des quiches qui n'ont aucun sens du rythme. Je ne peux qu'être d'accord. Le but de ces cours ce n'est pas forcément de monter sur scène mesdames, c'est un peu comme si moi je prenais trois cours de cuisine et que j'ouvrais un restau, ça n'a pas de sens. 
Dans ce même esprit ce n'est pas parce qu'une fille a pris ses trois cours et est montée deux fois sur scène qu'elle est mûre à son tour pour donner des cours. Je suis toujours hallucinée de voir combien de débutantes avec à peine un an de scène dans les dents se targue d'enseigner. Enseigner quoi ? tes propres erreurs, ta propre incapacité à être une vraie effeuilleuse alors que toi même tu n'es qu'à peine sortie de l'œuf, et encore pour certaine la coquille n'est même pas encore brisée.
Du coup on reconnait carrément les courants et je suis capable de dire avec qui les filles on pris des cours. C'est plus ou moins flagrant, mais facile tellement se répètent les tics de scène de l'effeuilleuse Alpha. C'est clair que chacun a sa façon de faire mais de là à les démultiplier encore et encore, jusque dans le style de costume de scène ça devient vraiment lassant. Les filles sont tellement moulées dans une école qu'en sortir est carrément un challenge que peu relèvent, soit par admiration, soit par incapacité soit par les deux qui est le cas le plus fréquent. 
Qu'on enseigne le burlesque oui, mais  ce serait bien aussi d'apprendre aux filles qu'elles ont des limites et une personnalité propre qui demande peut être à s'exprimer plutôt que d'être une énième copie de l'enseignante. Mais surtout leur apprendre qu'elles ont des limites, avant tout.

La thérapie, la plaie du burlesque

L'autre plaie du burlesque c'est de faire croire aux filles que pratiquer l'effeuillage va les sauver de tous leurs complexes et que quelque soit ton physique tu peux monter sur scène. Hélas, la question ne se pose pas en terme de physique mais en terme de talent. Il y a toutes sortes de physiques chez les effeuilleuses mais si tu es une bille que tu sois grande ou petite, grosse ou maigre ça ne changera absolument rien au fait que tu es nulle ou pas. Prenons l'exemple de Selene Luna, je choisis un exemple extrême de physique " difficiles " (mais aussi parce que Selene est une pionnière du New Burlesque, elle a été un membre fondateur du Velvet Hammer Burlesque) Atteinte de dysplasie spondyloépiphysaire congénitale, une forme de nanisme engendrant aussi des malformations du squelette, Selene Luna fait pourtant une remarquable carrière. Je la trouve incroyable. Le truc c'est qu'elle ne fait pas du burlesque (elle ne fait d'ailleurs pas que ça) sous le seul couvert de thérapie, de meilleure appréhension de son corps mais elle allie ça à un activisme qui va plus loin que l'egotisme. Oui bien entendu à la base c'est une forme de thérapie sauf que Selene est passée en mode catharsis. Elle sait sublimer les choses pour les transformer et du même coup ouvrir son discours sur d'autres formes de revendications. 
En France on est loin de ça, sans même parler d'un discours aussi activiste que celui de Selene Luna,  on reste dans un discours très basique qui consiste à dire que si tu exhibes tes bourrelets réels ou imaginaires tu vas apprendre à mieux accepter ton corps et que wow wow, tu auras fais un grand pas pour combattre tes démons. Mais dans le fond, ah non il n'y a pas de fond, parce que justement ici, le fond on l'oublie, on oublie qu'une thérapie c'est aussi une sublimation de nos souffrances, de nos revendications ou de nos peurs. C'est pas juste se montrer en petit culotte et pompons sur les tétons, c'est creuser plus profondément pour se mettre a nue plus qu'à nue. 
Mais pour ça il faut qu'il y ait catharsis sinon ça ne marchera jamais et ça ne donnera qu'un show lamentable tenant plus de l'exhibitionnisme. Autant faire une bonne psychothérapie et revenir avec les idées claires. J'ai parfois été vraiment gênée de voir sur scène des filles qui passaient par ce stade là. On sent tellement le malaise qu'on a envie de leur filer notre manteau et de les emmener dans les loges pour la consoler. Ici on apprend à se désaper, souvent mal, mais surtout pas à réfléchir sur ce qu'on a vraiment envie de faire passer comme message. Pourtant on peut s'effeuiller et raconter un truc qui prend aux tripes. Chez nous mis à part les Kisses Cause Troubles et plus particulièrement Inga la Douce je n'ai pas vu beaucoup de nanas se mettre en danger et oser des choses qui viennent des tripes.  Je souligne que l’on n’a pas besoin pour autant d'être aussi extrême, au contraire je crois aussi qu'on peut faire un burlesque moins agressif mais qui est débarrassé du malaise par le travail sur la sensualité ou la douceur. Sublimer son malaise peut être fait de différentes façons mais le point commun c'est d'oublier qu'on est là pour sa thérapie. 

Belgique en force:

Je reste à l'affut, je continue à voir comment le burlesque évolue en France. Pour l'instant je ne suis pas convaincue que ce soit une pratique qui va s'épanouir tant qu'elle devient aussi normative et nivelée vers le bas. Pour l'instant je vois surtout beaucoup de filles qui se donnent des frissons dans des shows à la qualité douteuse, et en plus qui pêtent souvent leurs paillettes plus haut que leur cul. La modestie aussi joue dans la qualité. Etre convaincue d'être une étoile c'est se planter à coup sûr, jamais de remise ne question, jamais d'innovations, jamais rien quoi... 
Je vois aussi les scènes Suisse, Allemande ou Belges, d'ailleurs la scène Belge pour l'instant est une des plus intéressantes jeunes scènes du moment. Espérons qu'elle ne suive pas la même voie que la scène française. 
Une chose est sure je suis démotivée pour le moment pour continuer a travailler sur Burlesque Corner, mais j'aime toujours le burlesque. Mais pas franchement le made in France sauf les exceptions qui confirment la règle. Elles se reconnaitront même si je ne les ai pas toutes citées, enfin j'espére. 
Je sais aussi que ce texte donnera surement lieu a une petit polémique, allez y vous avez le droit, je suis assez détachée de la chose pour en discuter de façon posée. Je pense que c'est aussi pour cette raison que je me sentais prête à pondre ce texte auquel je pensais depuis longtemps. 




vendredi 9 novembre 2012

Interview with Raven Six

ENGLISH BELLOW

Aujourd'hui découvrez l'incroyable Raven Six aka la photographe Tigz Rice. Après avoir longtemps tenu l'appareil photo pour faire des portrait de danseuse burlesque, elle s'est un jour décidé à passée de l'autre côté de l'objectif, sur scène.

Today discover the amazing Raven Six aka the photographer Tigz Rice. After have long held the camera and made many portrait of burlesque performers, she decide to past on the other side of the lens, on stage.

1) Hello Raven Six, peux tu te présenter ?

Je m'appelle Raven Six and je suis une délicieuse et ombrageuse performer burlesque ainsi qu'une photographe basée à Londres.
1) Hello Raven Six, can you introduce yourself?
My name is Raven Six and I am a deliciously dark burlesque performer and photographer based in London.

2) En plus d'être un artiste burlesque, vous êtes également à la tête du Tigz Rice photographies Studios depuis plusieurs années ... Comment avez-vous s'est passé la transition? J'ai toujours aimé être sur scène et j'ai joué pendant plusieurs années avec une troupe amateur dramatique avant de faire du burlesque, du coup être sur scène était comme une progression naturelle et un complément gratuit à l'entreprise. Au départ, j'ai décidé de prendre des leçons burlesques pour mieux comprendre les besoins de mes clients en studio, mais je ne m'attendais pas à apprécier ces leçons au point d'avoir envie de performer.
2) As well as being a burlesque performer, you have also been running your photography business Tigz Rice Studios for several years... How did you find the transition?
I’ve always loved being on stage and performed for many years with an amateur dramatics company before taking up burlesque, so being on the stage felt like a natural progression and a complimentary addition to the business. Originally I decided to take burlesque lessons so that I could better understand the needs of my studio clients, however I didn’t expect to enjoy the lessons so much that I would continue to perform afterwards!

4) D'ou vient votre nom de scène? Mon nom est inspiré par la légende des corbeaux de la Tour de Londres, qui est l'un de mes souvenirs d'enfance préférés. Il ya un dicton qui dit que lorsque le sixiéme corbeau se sera envolé, la tour tombera
4) Where come from your stage name?
My name is inspired by the legend of the Tower Of London ravens, which is one of my favourite childhood memories. There is a saying that when the sixth raven leaves, the tower will fall.

5) Faites vous vos costumes vous même ou vous faites vous aider par un designer ? 
J'ai fait la plupart de mes costumes, à l'exception de la longue cape utilisée dans le numéro Raven's Revenge qui a été faite par un ami incroyablement talentueux!
5)Do you make your costume or need you the help of a designer?
For the most part I’ve made all of my costumes, with the exception of the floor length cape used in my Raven’s Revenge act made by an incredibly talented friend!

6)Quelle est votre marque de fabrique?
Je fais tout mes numéro avec des crânes.
6) What is your trademark?
I always perform with skulls in my acts.
7) Est-ce que travailler comme photographe burlesque vous aide dans la création de vos numéros?
Je pense que travailler comme photographe burlesque fait qu'il est encore plus difficile de présenter de nouveaux numéros ! Je suis tellement intégrée dans la communauté burlesquede par mon travail que je suis beaucoup plus consciente de ce qui se passe dans le milieu et que je dois travailler plus fort pour trouver des idées originales.

7) Does working as a burlesque photographer help you in the creation of your routines?
I think working as a burlesque photographer actually makes coming up with new acts even harder! Because I’m so integrated into the burlesque community throughout my work, I am a lot more aware of what is going on in the industry as a whole and therefore have to work harder to come up with ideas that are original.


8) quelle est l'expérience la plus mémorable de votre carrière ? 
La fois ou j'ai réussi a effrayer un homme avec mon numéro Bird Of Prey au point ou il a du quitter la salle.
8) What is the most memorable experience of your career?
I once managed to scare a grown man so much with my Bird Of Prey act that he had to leave the theatre!

9) De quel numéro êtes vous la plus fière ?
Mon préféré est Bird Of Prey, parce qu'il est relié à des expériences très personnelles.
9) What is the routine you are most proud of?
My favourite is my Bird Of Prey act, because it is so heavily linked to personal experiences.

10) Est que pratiquer le burlesque est une revendication pour vous? un moyen de prendre position ? 
Pour moi le burlesque est surtout un moyen d'explorer des concepts et des idées que je ne peux pas traduire dans mes photos
10) Is practising burlesque a claim for you? A way to take position?
For me burlesque is about exploring creative concepts and ideas that I cannot translate through my photography.

11) Ressentez vous de grandes différences entre les pays? Il y a des années, je sentais qu'il y avait des caractéristiques spécifiques suivant les pays, tant au niveau de la performance et de l'apparence et de la nudité. Cependant, je pense que le mouvement a gagné en popularité et la technologie a avancé pour nous aider à nous rapprocher, brisant ces lignes rigides et les artistes ont plus de liberté pour rompre avec les tendances locales.
11) Do you feel big differences between countries?
Years ago, I feel there were defined burlesque characteristics within different countries, everything from style of performance and appearance to the level of nudity. However I think that as the movement has gained popularity and technology has advanced to help bring us all closer together, those rigid lines of burlesque style are being broken down and performers have more freedom to break from localised trends.


12)Y a-t-il un rêve fous que vous aimeriez voir se réaliser ? 
Rien n'est impossible !
12) Is there a crazy dream that you would like to see happen?
Nothing is impossible!

13)Qui est la reine absolue du burlesque pour vous? 
C'est difficile de choisir une effeuilleuse en particulier, il y en a tant qui m'inspire. Ceci dit parmi mes préférés il y a Missy Macabre, Julie Atlas Muz et Marnie Scarlet.
13) Who is the absolute burlesque queen for you?
It is hard for me to pick a favourite performer as there are so many out there who inspire me. However, some of my favourites include Missy Fatale, Julie Atlas Muz and Marnie Scarlet.


LINKS:
TIGZ RICE STUDIO
RAVEN SIX TWITTER


mercredi 10 octobre 2012

Gagnez deux places pour la Revue BurlesQ au Pink Paradise

Burlesque Corner Vous propose de gagner une soirée pour deux personnes pour la revue BurlesQ ainsi que la revue Pink Paradise le tout accompagné de champagne !

Qu'est ce que la revue BurlesQ ? 

La revue BurlesQ c'est un show inspiré par le cabaret de la belle-époque, surtout celui d'outre Atlantique et de neo burlesque dont le vent souffle sur la France depuis quelques années maintenant . 

Sous la houlette de Joana et Muratt Atik ainsi que sous l'oeil expert de Miss Glitter Painkiller , le Pink  Paradise vous accueille pour plus d'une heure d'effeuillage burlesque avec des artistes de tous horizons comme Kitten de Ville, Valentina Del Pearl, Kiki Béguin, Vivi Valentine et Clara Morgane pour la première dans un numéro pensé sur mesure. 


Comment gagner vos places ?
Le concours se terminera le mardi 16 octobre à minuit et le tirage au sort se fera entre les commentaires que vous m'aurez laissés, mis dans un chapeau et tiré au sort par Clara Morgane le jeudi 18 octobre. Pour tenter de gagner suivez bien les instructions suivantes car vous pourrez avoir plusieurs chances de l'emporter : Tout d'abord entrez un commentaire avec vos coordonées ( mail valide) Ensuite pour chacune des actions suivantes laissez moi un commentaire séparé ( oui a chaque action, sinon ce ne pourra pas être comptabilisé et ce serait dommage) ce qui fera autant de chances de gagner:2) twittez un mot sur le concours avec le tag #burlesQconcours3) bloguez au sujet du concours et laissez l'adresse de la note dans le commentaire
Si vous avez une question écrivez moi , sinon BONNE CHANCE !!



Pour en savoir plus je vous invite à visiter ces différents liens :


vendredi 5 octobre 2012

Interview with Xarah Von Den Vielenregen dans le cadre du Paris Burlesque Festival 2012

Dans le cadre du Paris Burlesque Festival qui se déroulera à La Bellevilloise du 18 au 21 octobre prochain, Burlesque Corner va proposer plusieurs interviews de celles qui vont vous éblouir sur scéne. On commence avec la belle et glamour Xarah Von Vielenregen. Elle incarne le burlesque germanique de feu et de glace, surtout de feu...

1) Bonjour Xarah, pouvez-vous vous présenter?
Bonjour, mon nom est Xarah von den Vielenregen, je suis un artiste burlesque, et du feu, de Berlin / Amsterdam.

2) Comment et quand avez-vous débuté le burlesque?
J'ai commencé en étant modèle en 2004, on m'a demandé de participer, j'en étais étonnée, à un groupe de filles en 2006 et en 2007, j'ai fondé le duo burlesque et feu, Les Horosistas avec une amie. Et depuis 2008, je m'acquitte de mes spectacles en solo ... En 2009, Die Donnerwetters  ont été créés et, depuis cette année, j'ai un autre projet: Cherrilyn Monroe, l'ultime showgirl de Las Vegas showgirl.

3) Tu es issue et des scènes gothiques et fétiches, comme un modèle, cela vous a t-il aidé pour vos numéros ? 
Oui, je pense que si vous avez une certaine expérience modèle ce sera un plus au départ, c'est la même chose si vous avez une notion de danse ou de jeu... mais au final vous devez savoir qui vous êtes pourquoi vous montez sur scène et à travailler pour...

4) D'où vient votre nom de scène? 
Je vous promets, dans une autre vie, je choisirai  un nom qui est plus facile à prononcer pour tout le monde! «Von den Vielenregen» signifie «beaucoup de pluie» et je cherchais un nom allemand qui était un peu différent. Aprés un séjour très pluvieux dans les montagnes, j'ai fini avec ce nom ...

5) Quelles sont vos sources d'inspiration pour la préparation de vos spectacles?
Cela peut être n'importe quoi, certains costume que je découvre, un peu de musique, un film, un livre, un rêve, d'autres spectacles ... et certaines choses viennent spontanément.

6) Faites vous vos costumes ou avez vous besoin d'aide? 
J'ai les crée moi-même, parfois, mon talentueux copain m'aide !

7) Vous êtes également connue sous le nom Frau Donnerwetter de Die Donnerwetter vaudeville Freak Show duo. Comment pouvez-vous passer d'Xarah à Frau Donnerwetter? Quelles sont les principales différences entre les deux?
Je pense que ces deux n'ont pas grand chose en commun. Xarah est une diva burlesque, Frau Donnerwetter est un clown timide et charmant. Les deux styles sont totalement différents. Xarah dispose d'un élégant beau maquillage burlesque et Frau Donnerwetter est un clown avec de grands yeux et une immense bouche, plus effrayante que sexy. Xarah travaille en solo  et Frau Donnewetter fait partie d'un duo - et la star secrète de Die Donnerwetters est bien sûr Herr Dokter.

8) Quelle est votre marque de fabrique ? 
Il vaudrait mieux de demander aux spectateurs... ;-) Mais je pense ce sont mes look changeants et ma façon de danser, j'aime à célébrer la femme en combinant sensualité et mysticisme.


9) Quelle est l'expérience la plus mémorable de votre carrière? I
Il y en a tellement, j'ai de la chance que j'ai fait tant d'expériences extraordinaires ces dernières années, parfois c'est juste énorme d'avoir un public incroyable, de rencontrer d'autres gens formidables ... Mais certaines choses m'ont bien entendu marquée plus que d'autres comme mon voyage au Canada pour faire partie du film les Assassins Burlesques ou pour jouer au Queen Mary à Longbeach / LA... Mais ce n'est pas seulement les grands spectacles qui me plaisent, souvent les très petites scénes m'ont donné beaucoup de plaisir et j'y ai beaucoup apprécié l'atmosphère. Et je n'oublie pas le Paris Burlesque Festival, qui est un tel plaisir , avec son ambiance tout à fait unique!

10) Quelle est le numéro que vous êtes la plus fiere?
En fait, tous mes numéros me rendent fiére et je ne pourrai pas choisir.

11) Est-ce que pratiquer le burlesque est une revendication pour vous? Une façon de prendre position? 
Non, je n'y ai jamais pensé de cette façon. Pour moi, c'est très artistique, très créatif.


12) Est-il facile de pratiquer burlesque en Allemagne?
Cela dépend de ce que vous définissez comme facile. Je pense qu'il n'est jamais facile de travailler en tant qu'interprète, il faut vraiment aimer votre travail, cela vous occupe 24h par jour. Et puis bien sûr, cela dépend beaucoup de vous - si je peux vivre en faisant juste burlesque ça ne veut pas dire que tout le monde peut le faire aussi. Cela dépend aussi de votre style de vie, votre flexibilité, votre créativité et votre motivation.

13) Vous avez travaillé pendant quelques années maintenant dans le monde burlesque, comment vous sentez-vous son évolution? 
Quand j'ai commencé en 2007, c'était tout à fait nouveau en Allemagne. Je pense que la plupart des gens n'avaient aucune idée de ce qu'était le burlesque. Quand je me souviens de mes premiers costumes, j'ai tout à fait honte !... Maintenant, ça devient plus populaire, vous avez plus de possibilités pour le pratiquer;  il ya bien sûr les danseurs plus burlesques plus ou moins bons mais aussi des plus de très mauvais et même certains que je ne qualifierai jamais de burlesque. Mais maintenant, c'est aussi plus varié et inspirant.

  14) Pensez-vous que de grandes différences entre les pays? 
Oui, bien sûr, les artistes mais aussi les réactions sont différents .... Mais surtout cela dépend plus de l'événement. Si j'ai 5 spectacles différents en une semaine à 5 endroits différents, chacun a sa propre ambiance et son propre public.

15) est-il un rêve fou que vous aimeriez voir se produire?
Il ya beaucoup, j'en parlerai quand ça arrivera !

www.xarah.de
www.facebook.com/XarahvondenVielenregenFans




dimanche 23 septembre 2012

Interview with Lady Flo

 De plus en plus de soirées burlesques sont estampillées Néo Rétro aussi bien en France qu'en Belgique.  Derrière les paillettes se cache Lady Flo, une artiste aux multiples talents. Découvrez la à travers cette interview à laquelle elle a bien voulu se prêter. Et à partir du 10 octobre dans le magazine PowerGlide. 



    1. Bonjour Lady Flo , peux tu te présenter ?

Bonjour Marie, je m’appelle Florence, j’ai 29 ans et je suis passionnée par le spectacle, l’état d’esprit et l’esthétique « rétro », de la fin du XIXe siècle aux années 1960. J’ai grandi à Nice sur la Côte d’Azur et ai des origines italiennes, corses et marocaines. Je suis une femme du Sud quoi !

  1. Tu es la créatrice et la directrice artistique de Neo Retro, comment est née cette aventure  axée à la fois sur le vintage et sur le  Burlesque ? Qu’entends tu par  le terme «  vintage  Entertainment «  ?

J’ai créé l’association Neo Retro en 2008 afin d’organiser une soirée à Nice car il nous fallait une structure pour le faire dans les règes. Puis les choses ont évolué naturellement et au fil des propositions que je recevais. Mon but a toujours été le même : créer une agence spécialiste pour les artistes dont j’étais la première admiratrice, ceux qui nous font revivre la fête et le spectacle comme avant avec une vraie notion de partage avec le public. C’est cela que j’appelle le « Vintage Entertainment ». Tout en respectant mes goûts esthétiques et une culture du divertissement traditionnelle. Et aujourd’hui, en m’associant avec l’équipe belge fondatrice de la soirée « Radio Modern », j’arrive enfin à mener à bien ce projet. Et à élaborer d’autres toujours plus excitants.


  1. Je sais que tu as un master en Histoire de l’art et que le sujet était centré sur l’image et les mœurs de la femme du XIX e aux années 60, quel en a été l’impact sur les choix que tu fais en matière de burlesque ?

Je suis très attachée à l’esthétique vintage dans la direction artistique de nos spectacles et événements. J’aime que les costumes, que les mouvements, que la présentation, que l’atmosphère s’inspire de ce qu’il y avait de plus beau dans le passé. C’est pareil avec le burlesque et l’érotisme. Entre la fin du XIXe siècle et les années 60, on trouve une évolution très intéressante dans le pouvoir de séduction féminin qui me fascine et d’autant plus chez celles qui savent le remettre au goût du jour aujourd’hui. Ce sont ces artistes que j’aime inviter sur nos scènes burlesques.

  1. Tu parles souvent de cabaret et de burlesque, quelle différences fais tu entre les deux ?

Nos soirées-concept « Burlesque Follies » proposent un programme incluant un accueil coquin, une revue de cabaret burlesque et une soirée dansante. Nous aimons présenter l’art de l’effeuillage burlesque sous forme de revue de cabaret, dans sa forme classique soit avec un présentateur ou une meneuse, de la chanson et parfois des numéros de cirque.  Nous aimons avoir la présence d’un homme sur scène aussi. Souvent un crooner de charme.
  1. Ton burlesque, mais aussi ceux des artistes que tu choisi pour les soirée Neo Retro sont très inscrits dans une vision assez classique du burlesque. Que  penses tu du New burlesque ?
Si l’on se penche sur l’histoire du Burlesque, il est intéressant de concevoir son évolution. Un théâtre érotico-satyrique, du vaudeville à l’anglaise, du cabaret à la parisienne, des tableaux vivants dénudés, du cabaret berlinois ambigü, des grands défilés de costumes luxueux, du strip-tease très sexuel, du grand glamour hollywoodien. Alors, qu’est-ce que le « New Burlesque » ? Le Burlesque qui renaît dans les années 2000 après s’être fait oublier depuis les années 60 ? ou le Burlesque choisi comme mode d’expression politique ? Dans le premier cas, je m’y retrouve parfaitement puisque j’essaie de m’inspirer de l’histoire du Burlesque pour créer nos spectacles avec les artistes qui le font revivre. Dans le second cas, je trouve que le Burlesque a en effet un pouvoir intéressant pour les revendications féminines mais ne me sens pas personnellement touchée par ce phénomène. Je préfère créer du rêve. Sur scène, pour moi, ce qui compte c’est le Rêve, à travers l’esthétique, la culture, l’ironie et le fantasme.
  • Comment choisis tu les artistes que tu fais tourner sous la bannière Neo Retro ?

  • J’ai commencé en étant artiste moi-même. En tournant, j’en ai rencontré d’autres. Avec la plupart, nous sommes devenu des amis. Puis j’ai surtout envie de les mettre en valeur alors je suis devenue naturellement présentatrice ou meneuse de revue. Aujourd’hui, je fais appel à eux pour créer nos spectacles et soirées.  

    1. Tu as expérimenté beaucoup de choses : meneuse de revue, effeuilleuse, chanteuse, directrice artistique, souvent tout en même temps, quelle est la prochaine étape ?
    Tout est lié. J’ai commencé par chanter et danser mais pour me mettre en scène j’avais besoin de personnages. Alors, je cherchais des costumes vintage que j’agrémentais ou en dessinais de nouveaux à partir d’images d’époque. J’ai aussi beaucoup observé les coiffures et maquillages de chaque période et essayé de les reproduire sur moi-même et sur mes amis. Puis j’ai rencontré d’autres artistes partageant ma passion avec qui j’ai commencé à échanger des idées. A force d’observer les autres, j’ai compris mon rôle de présentatrice que je pouvais agrémenter de chant et personnages dans l’idée de la meneuse de revue. Puis on m’a proposé de monter moi-même des spectacles et donc de choisir les artistes avec lesquels j’avais envie de me produire. C’est comme ça que j’ai fait mes premiers pas de directrice artistique. Aujourd’hui j’apprends encore ce métier, ou comment parvenir au bon équilibre entre mes goûts personnels, les a ttentes du public et les budgets imposés. Au début on faisait ça pour le plaisir avant tout. Réussir à gagner sa vie et à rémunérer les artistes impose aussi d’autres obligations pas toujours faciles. Ca fait partie du métier.

    1. Penses tu que le burlesque puisse s’inscrire dans un type de féminisme ?
    Pourquoi pas. Après tout le féminisme a connu beaucoup de modes d’expression. Alors pourquoi la possibilité d’une mise en scène d’un pouvoir de séduction féminin hyper assumé ne le serait-il pas ?

    1. Comme tu as beaucoup voyager, tu as pu découvrir différentes scènes burlesques, que penses tu de la scène française aujourd’hui ?
    La première chose qui me choque en France est que Paris, en quelque sorte berceau du cabaret érotique, soit si pauvre en matière de programmation burlesque. Tout simplement, pourquoi aucun cabaret ne prend-il le risque de produire un spectacle hebdomadaire ou mensuel ?
    Néanmoins je souligne que Paris connaît de véritables talents dans le burlesque actuel et que le public que nous avions réussi à créer avec nos soirées parisiennes en 2010-2011 était époustouflant. Nous cherchons activement une manière de lui offrir de nouveau une belle soirée régulière. A bon entendeur…
    Dans le reste de la France, nos soirées régulières menées par Coco Das Vegas à la Salamandre à Strasbourg sont un succès, de même que celles que nous organisons au Mas des Escaravatiers chaque été dans le Var. Le public de province est très chaleureux et éclectique. Quelques talents très prometteurs commencent aussi à y naître et les élèves de l’école Neo Retro à Nice, Aix et Marseille sont une équipe soudée de pin-up merveilleuses qui nous permettent de mener à bien nos événements dans le Sud.

    1. Alors qu’en France on sent un essoufflement, la Belgique est il devenu le nouveau royaume du burlesque ?
    La Belgique est avant tout le royaume de la fête. Ce qui donne beaucoup plus d’ouverture en général. Il y a une véritable culture de la sortie et de l’amusement que je n’ai jamais trouvé nulle part ailleurs. Grâce à l’impact des soirées Radio Modern, un public « retro » s’est créé. Des adeptes bien sûr mais aussi un tout public de tout âge se prêtant au jeu. C’est un véritable phénomène depuis six ans et ça donne forcément une bonne base pour proposer d’autres concepts de fêtes dans le même état d’esprit.

    1. Penses tu, toi qui a aussi donné des ateliers, que la multiplication des cours ne porte-t-il pas préjudice au burlesque en donnant à croire que presque n’importe qui peut monter sur scène et  devenir effeuilleuse ?
    C’est un débat en effet. A travers l’Ecole Neo Retro, que ce soit moi ou d’autres enseignantes qui animent les stages, nous insistons toujours sur le fait que ces ateliers sont une occasion de se lâcher, de se prêter au jeu du Burlesque. C’est objectivement thérapeutique pour beaucoup de femmes qui redécouvrent leur féminité et leur pouvoir de séduction. Nous organisons des stages de Burlesque bien sûr mais aussi de danse cabaret. L’aspect chorégraphique, sexy mais moins dénudé et très joué des stages de cabaret sont plus aptes à accueillir les élèves sur scène pour un spectacle de fin d’année. Etre une effeuilleuse burlesque professionnelle demande beaucoup plus : la culture, l’investissement dans les costume, la passion, la personnalité… Jouer une girl de cabaret sur scène est plus accessible. Un juste milieu. Il faut juste être sincère avec les élèves.

    1. Passons maintenant aux questions plus habituelles. Est ce toi qui réalise seule tes costumes ou te fais tu aidée par une styliste attitrée ?
    Pendant des années, j’ai collectionné des vêtements, costumes et accessoires vintage que je m’amusais à customiser pour créer mes personnages. Puis j’ai rencontré des stylistes et couturières avec qui j’ai travaillé à partir d’idées personnelles.

    1. Quelle est ta marque de fabrique ?
    Au public de le dire… mes fesses ? Mes mots ? Les deux ? ahahah !

    1. Qu’as tu ressenti lors de ta première scène ?
    La première fois que je suis montée sur scène, je devais avoir 5 ans et je pense que j’étais ravie.
    A part ça je me rappelle de la première fois où mon professeur de chant m’a invité à chanter sur un gala et que je suis arrivée en porte-jarretelles façon Liza Minelli dans « Cabaret » alors que les autres étaient en jean et tee-shirt. Je me souviens aussi du jour où j’ai donné un concert hommage à Elvis Presley. C’était la première fois que ma mère et ma grand-mère me voyaient dans un show complet et  là, elles m’ont appris toutes les deux qu’elles étaient inscrites au fan club dans leur jeunesse. Ma grand-mère dans les années 50-60 et ma mère dans les années 70. Et je n’en savais rien !

    1. Quelle est l'expérience la plus marquante de ta carrière ?
    Chaque projet est une expérience qui marque mon évolution. J’ai des milliers de souvenirs de scènes, de backstages, d’after-parties que je n’oublierai jamais. Je suis consciente de la chance que j’ai et essaie de ne pas l’oublier, même dans les moments plus difficiles. J’ai hâte de raconter tout ça à mes enfants alors j’ai commencé à faire des albums des photos les plus marquantes et écrire les anecdotes liées.

    1. Existe-il un rêve fou que tu aimerais voir se réaliser ?
    Je pense avoir deux rêves fous :

    • Assister un metteur en scène de music-hall qui me donnerait l’opportunité de monter le spectacle de mes rêves.
    • Monter un exposition à partir des recherches réalisées dans le cadre de mes études et ouvrir cette exposition par un événement sans précédent.
    Mais je n’en dis pas plus, au cas où ça se réaliserait…


    1. Quelle est la burlesque queen absolue pour toi ?

    Tu veux dire dans le Burlesque d’époque ou maintenant ? J’aime le visage et le côté hyper sexuel de Blaze Starr, le côté gauche et les délires fétichistes de Betty Page, la magie de Sally Rand, le jeté de cheveu et le ventre rentré de Tempest Storm mais aussi l’humour et les prouesses de danse de Joséphine Baker… et aujourd’hui, j’ai mes favorites (et favoris !) mais préfère citer des qualités que des noms : les costumes à couper le souffle et qui se transforme comme par magie au gré des mouvements, les mouvements rappelant clairement ceux des reines du burlesque sauvages des années 50 : sexuellement assumés avec un côté hautain bluffant, l’énergie sans limite qui soudain se retient pour offrir une ode à la sensualité, l’attitude jusqu’au bout des ongles, l’ironie d’un sourcil qui se relève, l’art de poser ses pieds sur le sol comme si c’était des bijoux… je peux continuer longtemps… je suis trop passionnée parfois !

    1. Merci pour cette interview... Y a t il encore une précision à apporter ou un oubli à combler ?

    J’invite tous ceux qui le souhaitent à nous suivre sur www.neoretroagency.com et à s’inscrire à notre newsletter.

    Venez vous amuser avec nous !

    MERCI 

    dimanche 8 juillet 2012

    Follies Follies

    Je devais normalement être en vacances dans un coin de campagne anglaise. Hélas la mécanique en a décidé autrement et me voilà de retour à la maison. Pour nous consoler nous sommes aller voir la revue Follie Follies qui clos la saison burlesque à Strasbourg. C'était vendredi soir, souvenez vous le soir de la panne du réseau Orange. Vous y êtes ?
    Surprise la scène a changé dans la Salamandre, la salle qui accueille les soirées burlesques. Elle ressemble enfin à une vraie scène. C'est agréable et pour le spectateur et pour les artistes. 
    A la barre de la soirée deux MC sexy et drôles : Coco Das Vegas et George Bangable. Et le duo fonctionne très bien. 
    I should normally be on holiday in a corner of rural England. Unfortunately car mechanic decided otherwise and I'm back at home. To comfort ourselves we've gone to see  Follie Follies burlesque revue  that closed season in Strasbourg. 
    Surprise !  the scene has changed in the Salamandre, the place that welcomes burlesque party. It finally looks like a real stage. It's nice and for the viewer and the artists.
    At the helm of the evening two sexy and funny MC: Coco Das Vegas and George Bangable . And the duo works very well.


    Du coup c'est un peu d'Angleterre qui est venue à nous sous la charmante forme de Banbury Cross, mélange de Marilyn Monroe et de Betty Boop ( et ça c'est perso de Buffy, la chasseuse de vampire et c'est un compliment ). Banbury Cross est un concentré d'énergie. Son burlesque est très anglo saxon  sexy et rythmé. 

    So is a bit of England which came to us under the charming shape of Banbury Cross, mix between Marilyn Monroe and Betty Boop ( and, this is a personnal advice, Buffy the vampire slayer, this is a compliment in my mouth) . Banbury Cross is an extract of full energy. Her Burlesque is very anglo saxon, sexy and rythmic. 



    Aprés la blonde, la brune, Coco Das Vegas. Elle a pris de l'assurance sur scène, c'est vraiment un plaisir de constater l'évolution de son burlesque. Elle joue, elle minaude, elle tease. Elle a parcouru du chemin et je crois qu'elle est partie pour continuer. 

    After the blond, the brunette Coco Das Vegas. She has gained confidence on stage, it's a pleasure to note her burlesque evolution. She plays, she simpers, she teases. She has come a way and i think she's gone for go on. 


    Je découvre aussi Champagne Mademoiselle, qui mêle burlesque et chant. Très classe, la voix chaude et sensuelle elle installe tout de suite une ambiance cosy et électrisante. Peut être encore un peu de timidité dans le tease mais en même temps ça crée une distance avec le public qui la range du côté des femmes fatales. 

    I discover also Champagne Mademoiselle who is mixing burlesque and songs. Very classy, hot and sensual voice she sets up a cosy and electrifying vibes. Perhaps still a little shy in tease but in fact that creates a distance with public, a real femme fatale. 


    C'est toujours avec plaisir que je vois Anna Bogen. Danseuse accomplie son burlesque est très construit et très enlevé. Anna maitrise son corps et son public. C'est dommage de ne pas la voir plus sur scène. 

    Its always with pleasure I see Anna Bogen. Accomplished dancer, her burlesque is very built and energic. Anna is mastering her body and her public. It's a shame to not see her more often. 


    Enfin revenons a George Bangable. J'ai pris beaucoup de plaisir a le voir présenter, chanter mais aussi faire un peu de boylesque ce qui est rare et plaisant. 

    Back on George Bangable. I've take many pleasure to see him as the MC, singing and boylesquing which is rare and pleasant. 

    Et voici quelques  autres photos de cette belle soirée 

    And here are some other photos of this beautiful night





    Je signale qu'à partir de septembre il y aura des soirées burlesque tous les deuxièmes week end du mois à Strasbourg. Mais je vous redirais ça avec les dates.

    En attendant vous pouvez voir le reste des photos chez Liliome. 

    Je vais essayer de reprendre un peu les interviews pendant l'été, de mettre a jour celles que j'ai sous la main et que je n'ai pa eu le temps de mettre en ligne .  Par contre si vous avez des infos ou si vous avez envie de faire un reportage sur une soirée burlesque prés de chez vous les colonnes de Burlesque Corner sont ouvertes. Il suffit de m'écrire.